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L'Ecole Supérieure d'Agriculture Africaine (E.S.A.A.) a
été créée en 1957 pour :
- d'une part, prendre en charge les élèves de l'Ecole
Supérieure d'Agriculture de Tunis et de l'Ecole Marocaine
d'Agriculture de Meknès, repliés en 1956-1957 à
Montpellier ou à Alger et leur délivrer un diplôme
d'ingénieur après achèvement de leurs études.
- d'autre part, instituer de façon permanente en Algérie
un cycle d'enseignement supérieur agricole, ouvert au
niveau baccalauréat complet, consacré par un diplôme
d'ingénieur, comblant ainsi la lacune existante entre
les écoles nationales et les écoles régionales.
L'enseignement donné était spécialisé dans la
connaissance des sols méditerranéens quant à leur
utilisation et leur conservation. L'étude des problèmes
liés à la mise en valeur agricole sous les climats à
saison sèche marquée( méditerranéens et subtropicaux)
était également au programme.
Cet
enseignement était donc intéressant pour les jeunes gens
originaires des même régions géographiques mais aussi
pour ceux ayant la vocation d'y exercer leur activité
et ce pour le développement des régions concernées.
En
septembre 1957 l'E.S.A.A. recevait les promotions
54-57,55-58 de Tunis, ainsi que les promotions 55-58 et
56-59 de Meknès, en même temps elle recrutait ses trois
premières promotions propres.
Par
le décret n° 59.1300 du 17 novembre 1959 ( J.O.R.F n°267
du 18 novembre 1959) le statut de l'école s'acheminait
vers sa forme définitive et devenait la SECTION
D'AGRICULTURE AFRICAINE, créée au sein de l'École
Nationale d'Agriculture d'Alger.
Le
cycle des études était sanctionné, pour les élèves ayant
obtenu le niveau nécessaire, par le diplôme officiel
d'Ingénieur d'Agriculture Africaine.
IL
s'échelonnait sur trois années et comprenait une partie
scientifique dispensée par les professeurs de la
Faculté des Sciences d'Alger, en particulier pour les
"Première année". L' autre partie, spécifiquement
agricole, était enseignée par les professeurs de E.N.A.
d'Alger, pour les sciences et technologie de
l'agriculture. Les cours d'arabe dialectal et les
mathématiques étaient donnés pendant les trois années
scolaires.
L'admission à la Section d'Agriculture Africaine est
prononcée par le Délégué Général du Gouvernement en
Algérie, qui fixe chaque année le nombre d'élèves à
admettre dans chacune des sous-sections, la moitié des
places est réservée aux candidats français musulmans. Y
sont admis les candidats titulaires du baccalauréat de
l'enseignement secondaire ou du diplôme d'études du
second degré, et les candidats ayant subi avec succès
les épreuves du concours d'entrée.
A
leur entrée à l'Institut, les élèves de la Section
Africaine qui se destinent à un emploi public,
contractent un engagement de servir cinq ans dans les
services de l'Administration en Algérie.
Pendant la durée des études, ils ont la qualité de
fonctionnaire stagiaire et perçoivent une indemnité.
Les
élèves des sous-sections des Travaux ruraux et des
Eaux et Forêts sont nommés, lors de l'admission en
deuxième année, ingénieurs adjoints stagiaires des
Travaux ruraux et ingénieurs des Eaux et Forêts, s'ils
réunissent les conditions fixées par les statuts
particuliers de ces corps et reçoivent la rémunération
correspondante.
Ce
modèle de formation supérieure a été repris par la suite
en métropole, avec la création notamment de l'Ecole
Nationale d'Ingénieur des Travaux Agricoles(E.N.I.T.A.)
de Bordeaux.
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