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Première découverte, nous ne pouvons résister à la publication de l'éditorial du nouveau bulletin de notre Amicale à Sidi Bel Abbès, rédigé par notre directeur du moment, Georges Reutt, en avril 1954. A cette date l'Amicale subissant un maque d'engouement de la part les anciens élèves, change de Président
PREMIER EDITORIAL
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On remonte le temps.
| 11 mars 2007: Georges Mercadal (50-53) vient de retrouver quelques fragments des premiers pas de l'Amicale avec la parution du premier Bulletin de liaison en avril 1954. Il s'agit d'une transcription car l'original est dans un état inexploitable en copie directe.
Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire on vient d'assister au deuxième souffle d'une amicale...la première initiative date d'il y a une bonne dizaine d'années. C'est en 1946 que la première amicale prend une réalité sur l'initiative d'anciens élèves, Serge Estève (30-32) qui en sera le président , René Ryckwaert (33-35)qui lui succèdera plus tard et Paul Jund (34-36).
Malgré les efforts du Président Serge Estève et d'Edgar Scotti, l'Amicale ne prend pas corps. Les anciens élèves sont peu enclins à saisir l'intérêt d'une amicale, aussi l'association périclite et les responsables renoncent à poursuivre l'activité et sont démissionnaires à l'Assemblée de 1954. C'est sur l'insistance de Mr. Georges Reutt multipliant ses efforts de persuasion qu'un nouveau comité d'administration est enfin formé. La constitution en est la suivante: Président d'Honneur: Georges Reutt, directeur de l'école, Président: René Ryckwaert Vice-président: Marcel Bouche, responsable Oranie, Vice-président: Edgar Scotti, responsable de l'Algérois Vice-président: Bouthéon, responsable Maroc, Trésoriers: Roger Gandoin et Paul Jund, Secrétaires chargés du Placement: Marcel Dauphin et Robert Lavigne, Secrétaire général: Jean Galmard, adjoint Frédérique Pascale. Assesseurs: Hubert Baron et Paulin Esclapez. Tel le Sphinx, l'Amicale renaît le 25 avril 1954.
1957, le 18 mai, à la demande de René Ryckwaert, Le Bureau est remanié et Roger Gandoin (30-32) devient Président.
Le dernier Bureau de l'Amicale en 1961.
Nous arrivons à la dernière étape. Avec le vent de l'Histoire, l'esprit de l'Amicale vole en éclat, les espoirs d'avenir s'effondrent dans un effroyable tumulte. 1962. C'est le Grand Dérangement pour emprunter le terme à "Pélagie la charrette" d'Antonine Maillet. Et nous voilà, pour beaucoup, en "Terra Incognita". Si l'esprit est encore plein d'orages, il est tendu résolument vers l'avenir, décidé fermement à relever le défi. Jean Galmard (46-48) après sa nomination à l'École d'Agriculture de Fontaine va reprendre le flambeau des précédents président de l'Amicale de l'ERA. Il s'investit courageusement dans l'objectif qu'il s'est fixé : reconstruire l'Amicale, renouer les liens entre les anciens élèves qu'il sait être en peine dans une installation difficile, rétablir l'entre-aide nécessaire pour retrouver un travail. Nous sommes quelques uns à échanger des courriers et concentrons nos informations vers Jean. La Revue Techniques Agricoles, organe de l'Association des Techniciens agricoles nous viendra en aide avec beaucoup de sollicitude et de compréhension. Voici quelques extraits des premiers bulletins de liaison qu'il adressera à partir 1963 à ses condisciples :
et
et alors que Jean à rejoint le Lycée agricole de Beaune - (21)
La généreuse tentative de reconstitution de l'Amicale va durée quelques temps puis face au nombre restreint d'adhérents, les bonnes volontés vont s'user et l'association sera dans l'obligation de cesser son activité. Nous sommes aux environs de 1967. Les raisons majeures de cet échec sont la dispersion des anciens élèves sur l'ensemble du territoire, et surtout l'urgence dans laquelle nous étions pour chacun d'entre nous, préoccupé par sa réinstallation, son insertion dans un milieu pas toujours accueillant et la sauvegarde des liens familiaux. Il faut reconnaître aussi que nous avions l'ardent désir de réussir dans nos activités pour montrer notre capacité et que, nos relations avec les décideurs étaient trop récentes pour pouvoir apporter une aide efficace à nos condisciples, comme le faisaient les amicales d'anciens élèves des écoles métropolitaines. Quelques années plus tard, le feu ne s'était pas éteint et c'est sur l'initiative de Georges Mercadal (50-53) que l'Amicale va revivre, mais cette fois-ci avec vigueur. Les motivations se libéreront. L'Amicale va dépasser le cadre de notre école et l'ensemble des écoles d'agriculture d'Algérie sera invité à constituer la grande amicale que nous vivons aujourd'hui. Et nous le vivons aussi intensément que nous avons la lucidité d'avoir intégré le fait que nous sommes les derniers témoins de l'œuvre de nos aînés restés pour la plupart LÀ-BAS, mêlés à la terre qu'ils ont travaillé et où personne de pourra les déloger Il n'empêche que nous considérons Jean Galmard comme le précurseur de l'Amicale telle qu'elle existe aujourd'hui et qui sait ? peut être sans lui elle n'aurait pas été remise sur les rails. Aujourd'hui elle a dépassée ses 31 ans, et elle a encore quelques années à vivre, si nous lui prêtons vie.
*documentations Archives de l'Amicale de Sidi bel Abbès, G. Mercadal et M. Simonet.
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